Louis Scutenaire – La cinquième Saison (extrait)

P1280467.JPGFinir de se lamenter, de s’en prendre à la sottise et au tragique de l’existence ! Il y a beaucoup trop à dire et cela sert à quoi ? N’ouvrir plus l’œil que sur les filles, les oiseaux, la lumière, les couleurs joyeuses, la propreté, une petite maison de l’ancien temps, les arbres en feuilles, les beaux buissons, quelques livres, des fruits, un plat de bon goût, un verre de vin, et si on y tient des plantes, la violette des bois par exemple, la renoncule des marais, les giroflées, la joubarde. Les hommes de bonne violence sont trop éphémères. Concluons tout de même avec Villiers de l’Isle Adam : « On s’en souviendra de cette planète ».

Je me force donc à rire, même jaune ; à sourire, même de travers ; à chanter, même faux ; à danser, même sur les pieds du partenaire ; à plaisanter, même sottement.

©Livre : Louis Scutenaire (Illustration : Olivier O. Olivier) – La cinquième Saison [La Pierre d’Alun // 1983]
©Image : Olivier O. Olivier

 

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