Toute la nuit écrite sur le mur écaillé de la vie [Alejandra Pizarnik] (Extraits)

pizarnik


Elle rêvait, de l’immensité des rêves, de la disparition à venir, des nuits fortes des crues du chagrin, des inondations de l’horreur. Le vent passe en elle, trouée par ses terreurs, couchée en chien de fusil sur sa vie, et sa solitude avait des ailes. Lumineuse, transparente, Alejandra Pizarnik, fille des miroirs et du vent amer, pouvait être solaire même au cœur de ses chutes.

Alejandra Pizarnik aura imploré l’écriture et « sacrifié tous ses jours et ses semaines dans les cérémonies du poème ».
Elle écrivait sur son tableau noir ses tentatives de poèmes, les refondant, les ramenant à l’essentiel du sens et de la sensation. Comme un travail de sculpteur elle extrayait le cœur même de l’essentiel, comme un bloc compact violent et étincelant recherchant le poème ultime.

Elle voulait « une poésie qui dise l’indicible – un silence. Une page blanche » .
Et c’est bien une blancheur, parfois blafarde qui monte comme buée de ses poèmes. Elle ne nous console pas, elle nous hante.

Texte complet : http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/pizarnik/pizarnik.html

 

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