Pierre Mertens – Perasma (Extrait) [2001]

fe34177a8ef066cc1bdf2db8a25c37a3-1312560780

Qu’espèrent-ils donc, ceux qui se mettent en marche, le dimanche, vêtus de blanc ou porteurs de ballons de la même couleur? Ils ne se sont pas trompés: ainsi ils ressemblent déjà un peu à des fantômes…Et, à la dislocation du cortèges, tant de caoutchouc traîne encore dans le ciel, au-dessus des têtes, que la lumière ne passe plus au travers. Ils défilent pour se convaincre qu’ils existent encore: « Je marche donc je suis. » Il ont inventé le jogging de la pitié. Ils sont sans voix: peut-être ont-ils raison?

©Livre : Pierre Mertens – Perasma [Editions du Seuil // 2001]

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s