Jean-Marie Bourgoignie – La contrepense (Extraits) [1986]

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Ces flèches de sel et de sucre sont le désir de l’ouverture d’une discussion, non pour appréhender ce prétentieux caméléon, nommé VÉRITÉ, mais simplement pour l’attrait de soulever la jupe des apparences.

 » Les parallèles
Qui font l’amour
Meurent »

« Je me fous du talent du peintre
De ses coloris de sa matière
De ses éclairages de ses impressions
Ou de la perfection de ses poils de con
Pourvu qu’il dise quelque chose »

« Deux boules de Berlin
Ne valent pas un pet de nonne »

« L’empirisme et le hasard
Sont les couilles du génie »

« Homme cave
Se contenterait
De femme qu’on vexe »

« Le rase-motte
Assure un paysage
Clitoresque »

« Une carte postale triste
Se donna à un bic »

« Qui trop étreint
Rate son train »

« Si tu recules
Devant le monticule
D’une charnelle Vénus
C’est que ton prépuce
Est un polichinelle
Qui te rend ridicule »

« L’oiseau perdit une plume
Et naquit la littérature »

« Les allemands sont déments
Les Anglais hypocrites
Les Américains « sont »
Les Italiens cavalent
Les Espagnols sont fols
Les Scandinaves sont naves
Les Chinois sont chinois
Les arabes sortent de la Mecque
Les Hollandais sont en boule
Les Belges sont petits
Les Juifs n’existent plus
Les Indochinois sont sournois
Les Japonais sentent le péril
Les Noirs sont dans le cirage
Les Esquimaux sont pas beaux
Les français sont les rois
Les autres sont au Pérou
Un jour un homme
En plein soleil
Avec sa lanterne
Cherchait un homme »

« Il avait autre chose à faire
Que des cathédrales »

« Le visible est provisoire »

« Sponsor
Proxénète de sportifs »

« Le Roi La Loi La Liberté
– La Brabançonne –
La dialectique
Du con patriote »

« Quand je bâille
Le rêve sort par la bouche »

« On dirait qu’il y a de l’orage
C’est encore le sphincter »

« Sans queue
Droit comme un larbin
Un piano se touche
A quatre mains »

« Restons calmes
Ne nous empalons pas »

« Une jeune goutte
Se séchait au soleil
Elle n’eut pas d’enfant »

« L’éternité
Est un vaudeville
Sans rideau »

« Il jeta un œil
Puis l’autre
et s’en fut à l’aveuglette »

« La sagesse
Est la farce
Des tristes »

©Livre :  Jean-Marie Bourgoignie – La contrepense [Création Ettryum // 1986]
©Image : Rachel Menchior
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