Cécile Auzolle – Jazz et improvisation sur la scène lyrique (Extrait)

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(Wintermärchen de Philippe Boesmans [1999])

La ballade est introduite par un motif ascendant de tierces descendantes, alternativement majeures et mineures, à la clarinette puis au violon solistes.
Rhapsodique, non mesuré, « libre et indépendant », le chant balaie progressivement un ambitus de douzième augmentée (mi bémol-si). Boesmans le soutient d’une double pédale de quinte (mi  bémol-si bémol/mi-si) qui court pendant toute la ballade, jouée d’une part par un mi bémol du violoncelle solo rehaussée d’un trémolo du pupitre d’alti sul ponticello, tandis que d’autre part l’alto solo marque les temps du 4/4 subliminal sur un mi naturel et que lui répond un si harmonique du violon solo. La dissonance fonctionne aussi comme une appogiature. Cet accompagnement harmonique obstiné joue sur la distribution des hauteurs aux timbres en présence avec, parfois, l’adjonction ponctuelle de la tierce sol bémol-sol et des septième et neuvième mineures et fa.

©Livre : Jean-Michel Court, Ludovic Florin (dir.) – Rencontre du jazz et la musique contemporaine [Presses universitaires du Midi // 2015]
©Illustration : Henning Wagenbreth
net: http://www.wagenbreth.de/

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