Armand Permantier – Le chant du barbaresque (Extrait) [1950]

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Ma Gwendoline, elle pourrissait sur l’arbre. Elle se cachait dans les buissons. Elle hurlait sa peine aux profondeurs nébuleuses des pastiches. Elle récriminait sans cesse sur sa besogne mitoyenne, ce qui la laissait pendante sur ses cornues.

Elle appelait en vain, au moyen d’un herbivore reclus, le beau petit diminutif, ce qui l’eut laissée en perce-papier et raccommodée aux fastes mitrés des sardanapales. Elle jappait sans cesse après sa tirelire, qui contenait ses persiennes. Livrées au jus facétieux des anémones, elle chantait dans les béguinages des arrière-saisons, une couleuvrine de satanique méprise. Sans tenir compte des multiples mérites alémaniques qui se chagrinaient de se voir ainsi chassés par les temps de grêle, elle cognait en dévoilant calibre sur le rôle piteux que jouaient ses versifications, dans le râle affamé des ogres. Elle roucoulait avec les palombes une terrine, contenant un famélique lait. Dressée sur les épeautres, elle jouait de l’épée contre les vents. Magnifiquement postée sur une console de basilique, elle lissait des simarres, et les déployant, en couvrait les cités endormies. Charnellement  dévorée par un pitre d’ordure sommeillant, elle mettait des manigances démocratiques dans l’alcali bleuâtre des marnières. Elle fut, durant  de longs étés, la chercheuse d’hémorragies, que tamponnait une humilité d’ombellifères. Elle récitait, par sursauts démaniérés, la flûtante bonhomie de mordillants gredins. Lâchée, sur une bourrique, alourdie par une armure entachée de valves, elle carriolait périodiquement dans la cale butinante des Euléthères. Soufrée, en colimaçon, elle menait à bien un ouvrage de damoiseau, qui rengainait un plissé de vaches dans le salpêtre punique des rushs. Elle avait oublié la rondeur masculine d’une Hymète, qui glosait  en pare-chicotte dans le fenestré lucide des soirs. Elle recréait par une étrange aberration, le gymnique collatéral des urbanistes. Sous prétexte d’une volière, pleine de sarcastiques, qui avaient leurs chansons punies de vesces, elle renversait la parité-or, mares lettrées. Elle aurait pu si facilement se reposer sur le banc sans taches, où affleure le poudreux sanguin des hippocampes. Toujours sa perdurante allumette l’en empêchait. Elle préférait se cabrer sous la poigne de l’ogre anagrammique, qui clignait la ferrade solaire. Toutes les raisons évoquées restaient sans effet. Elle restait accrochée à sa besognante mazurka, roulant dans des accouplements de faiseurs d’embarras, qui cassaient les glaces à mille coudées des paroisses, cherchant le prétexte dans les étoiles, pour pouvoir reculer devant l’épinglant coriace des roumis, et en dépit de ses retraites dans les sénés, baudroyés de grumes, elle subissait le sort de tous ceux qui reculent devant le moindre coup de bistouri, qui est d’être m^lé aux substances malodorantes des roussis…

Livre : Armand Permantier – Le chant du barbaresque [Editions du Lapsus des Cornouailles // 1950]
Image : couverture du magazine « Der Orchideengarten » [1923-1954] illustré par Carl Rabus
net: https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/decouvrez-der-orchideengarten-le-premier-magazine-fantasy-de-l-histoire/65665

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