Parfois, j’écris un peu…(3) : agressions en cascade

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J’ai été agressé par des laxophobes car j’avais la crotte au cul.

J’ai été agressé par des manchots car je moulinais des deux bras.

J’ai été agressé par un ophtalmo car mon œil lui a dit merde à l’autre.

J’ai été agressé par un fossoyeur car même mort de fatigue, je reste vivant.

J’ai été agressé par des cheminots car j’avais sniffé leur rail de coke.

J’ai été agressé par des ébénistes car j’avais la gueule de bois.

J’ai été agressé par des chinois car j’avais un épanchement de sino-vie.

J’ai été agressé par des membres du Ku Klux Klan car j’ai battu les blancs en neige.

J’ai été agressé au printemps par des nonnes car la chasse se tait.

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Parfois, j’écris un peu… (2) : Les matinales d’un vendredi

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Voilà on y est. Fin de semaine où l’on gratte les dernières heures de boulot. Face à mon bureau, je tapote le clavier de mon portable, et les mots défilent sur l’écran. J’écrirai bien une nouvelle, un poème ou une prose…je ne sais pas…presqu’écrire n’importe quoi, pour remplir le blanc de la feuille et composer une partition de notes plastiques. Très peu de collègues en ce vendredi et les conversations sont légères, quasi silencieuses…la symphonie des sons matinaux prend le dessus… la cafetière dégageant sont doux arôme répond à la tasse impatiente qui se pose sur le bureau, le chauffage d’appoint chante comme pour couvrir le son des voitures en contrebas qui défilent dans un froid glacial et la page du journal effrite l’air sur la douce cadence d’une respiration embrumée de sommeil…Il fait bon vivre au bureau un vendredi matin, on y entasse tous les matins des jours précédents et on savoure l’instant. 

©Texte et image : Joaquim Cauqueraumont

Parfois, j’écris un peu…(1) : Un essai d’aphorismes ferroviaires

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La bonne ment toujours au contrôleur

Ne dites plus – se gratter pour se faire rire –  mais – Grève des chemins de fer belge –

Le train est rempli…promiscuité de la banalité

Elle voulait absolument cuire ses pommes de terre, assise dans un wagon, mais son portable n’arrivait pas à suivre.

Il trouvait dans sa cannette de bière, la liberté que les heures de bureau lui avaient volé.

Leur amour était impossible pour cause de correspondance inadaptée

Si le livre devait être interdit, la dissidence se trouverait dans les trains

Le train passe (en retard), les navetteurs aboient.