Méditation

11870944_10206795380230542_9107289964257708025_n« Quand vous devez faire quelque chose, allez-y et faites-le. Quand vous méditez, simplement méditer sans être pris par les égarements, les distractions, qu’il s’agisse de somnolence ou des pensées. Il est dit de regarder la vérité et de ne pas l’obscurcir. Nos tentatives de comprendre ou d’expliquer la méditation deviennent toujours un obscurcissement. Spécialement de nos jours, où la tendance est de partager chaque expérience urgemment. Cette façon de twitter ou d’aller sur Facebook pour écrire immédiatement l’expérience et la partager avec tout un discours verbal, contribue à exagérer et à expliciter l’expérience qui est là. Votre propre méditation, votre propre assise ne doit pas être articulée ou expliquée vers qui que ce soit. Donc regardez directement, ne soyez pas aveuglé. Allez où vous devez aller mais ne vous égarez pas. Demeurez aussi naturel que possible. Le naturel émergera lorsque vous vous débarrasserez de ces forces de distractions, lorsque vous éliminerez les tendances à exagérer, à ignorer ou à vous fixer sur quelque chose »

© Jetsün Khandro Rimpoché [Extrait du reportage « Une enseignante très directe // Regard Bouddhiste magazine // #11 – Juillet/août 2015]

net : http://www.magazine-regard-bouddhiste.com/

 

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Enseignement du Bouddha (extrait)

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« La vérité n’a pas d’étiquette : elle n’est ni bouddhiste, ni chrétienne, ni hindoue, ni musulmane. La vérité n’est le monopole de personne. Les étiquettes sectaires sont un obstacle à la libre compréhension de la Vérité, et elles introduisent dans l’esprit de l’homme des préjugés malfaisants.
Cela est vrai non seulement en matière intellectuelle et spirituelle, mais aussi dans les relations humaines. Quand, par exemple, nous rencontrons un homme, nous ne le voyons pas comme un individu humain, mais nous mettons sur lui une étiquette l’identifiant en tant qu’Anglais, Français, Allemand, Américain ou Juif, et nous le considérons avec tous les préjugés associés dans notre esprit à cette étiquette. Le pauvre homme peut être entièrement exempt des attributs dont nous le chargeons.
Les gens affectionnent tellement les appellations discriminatoires qu’ils vont jusqu’à les appliquer à des qualités et à des sentiments humains communs à tout le monde. C’est ainsi qu’ils parlent de différentes « marques » de charité, par exemple de charité bouddhiste ou de la charité chrétienne, et méprisent d’autres « marques » de charité. Mais la charité ne peut pas être sectaire. La charité est la charité, si c’est de la charité. Elle n’est ni chrétienne, ni boudhiste, ni hindoue ou musulmane. L’amour d’une mère pour son enfant n’est ni bouddhiste, ni chrétien ni d’aucune autre qualification. C’est l’amour maternel. Les qualités ou les défauts, les sentiments humains comme l’amour, la charité, la compassion, la tolérance, la patience, l’amitié, le désir, la haine, la malveillance, l’ignorance, la vanité etc… n’ont pas d’étiquette sectaire, ils n’appartiennent pas à une religion particulière. Le mérite ou le démérite d’une qualité ou d’un défaut n’est ni augmenté ni diminué par le fait qu’on le rencontre chez un homme qui professe une religion particulière, ou n’en professe aucune.
Il est sans importance, pour un chercheur de la Vérité, de savoir d’où provient une idée. L’origine et le développement d’une idée sont l’affaire de l’historien. En fait, pour comprendre la Vérité, il n’est pas nécessaire de savoir si l’enseignement vient du Bouddha ou de quelqu’un d’autre. L’essentiel est de voir la chose, de la comprendre. »
Walpola Rahula  [Extrait de « L’enseignement du Bouddha »]
©Livre : Walpola Rahula – L’enseignement du Bouddha : D’après les textes les plus anciens [2014]

 

©photo : Cauqueraumont Joaquim