Jean-Paul Thaulez – Le théorème du pitre (Extraits) [2001]

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(Hommage à Jean-Paul Thaulez, auteur belge d’aphorismes décédé au mois de février.)

 

« Dans la cage aux dompteurs, le lion pète d’effroi. »

« La labrador, des labrarêves. »

« J’ai fait mieux qu’Armstrong: j’ai été dans la Lune,
Et j’y ai laissé mon chapeau. » Lire la suite

Jean Stiénon du Pré – Pensées (Extraits) [1966]

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« Les souvenirs lointains perdent leurs contours; de là, leur étendue. »

« Les fruits rares reposent sur la paille; les artistes également. »

« Il en va de certaines vies comme de certains tableaux : elles ne valent que par les détails. »

« Le pain le meilleur peut renfermer une blatte. »

« C’est en marchant à l’ombre qu’on apprécie l’été. »

« La main fine, non la bague, mérite l’écrin. »

« Je ne suis heureux qu’attelé; l’écurie me dégoûte. »

« La solitude est un verre d’eau où fond un morceau de sucre. »

« La flamme n’a pas toujours l’éclat du chandelier. »

« On peut additionner les chiffres; on n’en découvre pas l’essence. »

« La vertu est un glaive dont on ne voit que la garde. »

« On aime caresser la plume d’une flèche. »

« Va-t-on perdre sa route, une croix vous l’indique. »

« La mer embrumée respire par les bouées. »

« Quand passent les nuages, on regarde le ciel. »

« Qui tient le milieu de la route, ne cueille pas les fleurs. »

« Parfois les bras de la croix qu’il porte en lui sont tels, que l’homme ne peut joindre les mains. »

« L’esprit brûle, toutes portes ouvertes. »

©Livre : Jean Stiénon du Pré – Magnificence [Editions des artistes // 1966]
Bijou : Artiste : Margaux Lange
net: http://www.margauxlange.com

 

Jean-Marie Bourgoignie – La contrepense (Extraits) [1986]

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Ces flèches de sel et de sucre sont le désir de l’ouverture d’une discussion, non pour appréhender ce prétentieux caméléon, nommé VÉRITÉ, mais simplement pour l’attrait de soulever la jupe des apparences.

 » Les parallèles
Qui font l’amour
Meurent »

« Je me fous du talent du peintre
De ses coloris de sa matière
De ses éclairages de ses impressions
Ou de la perfection de ses poils de con
Pourvu qu’il dise quelque chose »

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Jean Dypréau…

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« Il n’avait le don des langues qu’au pays des vipères. »

« Ceux qui me fouillent ne me trouveront jamais. »

« Tu tricotes ma fidélité. »

« Il veut avoir le premier mot. »

« Vivre de sa plume
mais comme l’oiseau. »

« Certains oiseaux voulurent avoir des nageoires
pour fraterniser avec les poissons volants? »

« Je te déshabille avec ton imagination. »

« Je lègue à mon fils mon coup de pied au passé. »

« L’inspiration l’habitait,
mais il lui avait donné son préavis. »

« Œdipe sans complexe se sent orphelin. »

« Les mots sont mes cicatrices? »

« Il était si laid que le miroir lui rejetait son image. »

« Il aimait ce silence
qui lui permettait d’entendre l’amour. »

©Livre : Liliane Wouters – Panorama de la poésie française de Belgique [Editions Jacques Antoine // 1976]

André Stas – Les belles prémisses (Pastiche René Magritte)

SDC11083.jpg« Je voudrais me rendre aux Indes avec Loulou pour qu’il voie des femmes enragées et des vaches savantes. »

« Avant de vous faire votre portrait, je me mangerais bien une étrange de jambon… »

« Georgette m’emmerde. Elle pête quand je suis en train de penser à la peinture. »

« Delvaux en est un. »

« Je n’arrive jamais à finir mon melon. »

« On dit que j’ai fait au Roi Baudouin une pipe. Ceci n’est pas. »

©Livre : Espace Nord #200 COPIES/COLLEES – Anthologie de parodies et de pastiches [Editions Labor // 2004]