Ne perdons pas un bout de langue (2)…Orthographe : le point de vue d’une professionnelle – Plaidoyer anarchiste pour le respect du vivant

boulet-ortographe

« …une langue vivante ne se soumet pas à une réforme. Qu’une langue vivante est comme son nom l’indique « vivante » et se contrefout subséquemment des momies, académiques ou non. Qu’il aura beau tempêter contre les anglicismes et autres mots-nouveaux-inutiles-parce qu’il-existe-l’équivalent-en-français, les formules absurdes car redondantes ou injustes grammaticalement comme « au jour d’aujourd’hui », les tics de langage journalistiques… il n’y changera rien. Les jeunes, dieu soit loué, inventeront toujours des formules neuves qui, s’ils semblent étranges ou alambiquées pour les vieilles oreilles, suivent une loi millénaire, une des rares lois qui régissent une langue vivante : la SIMPLICITÉ. »

« Alors voilà où la « professionnelle de l’orthographe » en est : continuons à parler et à écrire sans complexes, sans honte, en transgressant les règles, que ce soit volontaire ou non. Personne n’est plus apte qu’un autre à vous dire comment parler ou écrire votre langue. Votre faute d’aujourd’hui sera peut-être la règle de demain. Je ne dis pas qu’il faut absolument faire des fautes ou parler chacun une langue incompréhensible pour d’autres. Mais une faute d’orthographe récurrente est toujours significative d’une évolution nécessaire de la langue. Une expression nouvelle quelle qu’elle soit est toujours un enrichissement linguistique, même si c’est de l’anglais, de l’arabe ou du manouche. Réjouissons-nous de ce marasme d’orthographes et de langages qui constituent notre jolie langue métissée. Et n’ayons plus peur des tenants du savoir : la langue française est à nous autant qu’à eux ! »

 Texte complet : Orthographe : le point de vue d’une professionnelle – Plaidoyer anarchiste pour le respect du vivant
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