Eugène Figuière – Le bonheur (Extrait)

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« Pour être heureux, il faut d’abord le vouloir. Le bonheur es le couronnement d’un effort. Si l’effort est constamment tendu vers une même direction, il devient ce qu’on appelle de l’optimisme ; l’optimisme est un jardin où croissent plus aisément les fleurs variées du Bonheur. Pour vouloir être heureux, il faut commencer par créer en soi et autour de soi, cette ATMOSPHERE DU BONHEUR.

L’optimisme est ce qu’on pourrait appeler l’âme irradiante du bonheur. Le bonheur vient plus facilement aux optimistes qu’aux pessimistes. L’optimiste appelle en quelque sorte le Bonheur. L’homme souriant repousse, dirait-on, l’infortune. La plupart de nos maux ne sont qu’imaginaires, et l’optimiste ignore cette imagination néfaste. Il reçoit donc beaucoup moins de choc mauvais que son voisin le pessimiste. Et c’est déjà un grand point de réduire, au minimum, l’hostilité du destin.

Au fond, y a-t-il vraiment hostilité du destin ? Ces mots, chance, malchance, ont-ils une signification ? C’est être bien vaniteux que de croire l’Univers occupé à ce point de nous-mêmes. Il y a tout au plus quelques mauvais hasards et il y a beaucoup de fautes personnelles trainant des conséquences fâcheuses. Rappelons-nous donc que nous passons, atome d’Infini, seconde de l’Eternité, au milieu de la formidable indifférence des choses.

Savoir se contenter, voici le grand principe du Bonheur. Il ne dépend que peu de nous d’être riches, car la vie peut nous être favorable, mais il dépend beaucoup de nous d’être heureux si nous nous contentons de ce que nous avons et si nous savons en extraire le Bonheur. »

©Livre : Eugène Figuière – Un petit bréviaire du bonheur [Petits livres d’heures] 
©Image : Jess Pauwels