Fulgurance (3) : Quelques mots sur un bout de carton…

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« J’accepte qu’on dise de moi que je suis poète quand je cesse d’écrire » DANIEL BARBEZ

« Dans la salle, des escouades de corbacs venus là pour cuver leur nostalgie d’arpèges dépressifs et complaisants » (Extrait de l’édito du magazine VIBRATIONS de novembre 2000)

« Je dessine des moutons dans l’air, pour vivre d’autres turbulences » JEFF BODART

« Mais tu sais je suis pauvre, et je n’ai que mes rêves. J’ai déroulé mes rêves sous tes pieds. Marche doucement parce que tu marches sur mes rêves » WILLIAM BUTLER YEATS

« Sous mon front se levaient des pensées de lumière
Et, sans ouvrir les yeux, j’étais plein de soleil » SULLY PREUDHOMME

« A quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien nous faire entrevoir un autre monde? » EMIL CIORAN

« C’est partout le silence et c’est partout la nuit » LEON SOUGUENET

« Je suis un insoumis! Qui a redonné à la Marseillaise son sens initial. » SERGE GAINSBOURG

Léon Souguenet – Le chemin du soleil (Extrait réinterprété)

12901117_10208338679252053_5152023968046605285_oRéinterprétation : Jean-Marie Vermande (Auteur de « L’Albert Audoulin ou du parallélisme des voies ferrées » paru aux éditions Cactus inébranlable)

Les ténèbres , ma mie, nous offriront , complices
Au pied noueux d’un saule un lit de velours doux.
Nous y contemplerons, calme feu d’artifice,
Les étoiles zébrant le ciel autour de nous .
Comme la mer alors, les tristes bruits du monde
Monteront grandissant pour mourir à nos pieds
Et nous laisser goûter, amoureuse et profonde,
La musique du vent parmi les peupliers.
Une peur nous étreint. Ô bien-aimée entends
Dans son berceau de pierre une cloche qui sonne !
Prends ma main, allons seuls par ce cloître inquiétant
D’ arbres où va la lune, pâle comme une nonne.

©image : Livre « Le chemin du soleil » de Léon Souguenet [H Lamertin, Editeur]
©Réinterprétation : Jean-Marie Vermande L’Herm