Antoine Wauters – Pense aux pierres sous tes pas (Extraits) [2018]

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Tous les deux, on était encombrant pour eux, et on l’avait toujours été. Au point que Paps aurait préféré ne pas nous avoir et rester toute sa vie comme ça, avec Mams, qui le rendait complètement dingue avec ses hanches en montagne de massepain et ses seins lourds toujours luisants.
Pour autant, je ne crois pas qu’il nous détestait. Mais le seul fait de nous voir courir devant lui, et parfois simplement de nous entendre, l’irritait à la puissance mille: il mettait des coups de pied dans les chaises, cassait des vases, hurlait, puis se taillait pendant des heures on n’a jamais su où.

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À propos de…(14) André Stas ( Par Nadine Monfils)

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Le Cirques Divers, indissociable du génial André Stas, pataphysicien, poète, écrivain, collagiste, autodidacte. Un vrai artiste. Pas été pollué ou influencé par une école de mes deux qui formate des employés de l’art. Mon Dédé! Qu’est-ce que je l’aime aussi, celui-là, avec son éternel petit chapeau qui a l’air d’avoir pris la drache et sa tête de cancre.

©Extrait : Nadine Monfils – La 1ère fois que j’ai été au Cirque (Texte paru dans le n°232 de la revue C4 – C’est quoi ce Cirque?)

Jacques Izoard – Mots maudits sans mot dire ou dictons qui prennent eau de toutes parts

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« Nuage n’est que nuage si le ciel bat de l’aile. »

« Lapereau sous la paume. L’enfance y palpite. »

« La suie est la sœur. Le sable est le frère. »

Touche la petite haleine qu’un miroir ternit. »

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Maurice Marcinel – EN WALLONIE // Les petits métiers disparus (Extrait)

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…Liège n’a plus de -Botteresses-. C’est une belle part de son décor et de son symbolisme qu’elle a perdu. Nos enfants ne savent déjà plus quelle a été la tâche de ces humbles femmes courbées sous le faix de leur hotte trop haute, trop lourde, trop sale.Elles se rendaient à domicile. Elles remontaient de la cave la poussière de charbon, l’étalaient dans la cour ou au seuil du client, l’humectaient et la mélangeaient de terre glaise plus adhérente. De cette préparation boueuse qu’elles manipulaient activement, après l’avoir piétinée durant des heures, elles faisaient des boulets de charbons (ou « hotchets »). Elles travaillaient parfois chez elles, en groupe, en association, pour les clients cossus que leur spectacle indisposait…