Paul Surgeres – N’ayez pas peur de la violence : Elle peut vous guérir! (1974)

Adam_Rabalais-A_Clockwork_Orange©Adam Rabalais

 

Vous avez vu « Orange Mécanique » ou « Dernier tango à Paris » et vous vous êtes prodigieusement ennuyé parce que ces films n’avaient, selon vous, rien de divertissant ? Rassurez-vous, vous n’avez pas perdu votre temps : des psychiatres viennent de révéler que des films comme ceux-là servent à une meilleure information et qu’ils possèdent d’authentiques vertus thérapeutiques. Ainsi, en dépit de tout ce que l’on a voulu lui faire endosser, « Orange Mécanique » constitue un document de première importance sur l’époque à laquelle nous vivons. Bien sûr, on l’avait deviné mais il est intéressant que des spécialistes nous le confirment officiellement…

Il est des réalisateurs qui utilisent la violence à seule fin de secouer le public. Sam Peckinpah (« La horde sauvage », « les chiens de pailles », « Pat Garrett et Billy le kid ») est l’un de ceux-là et il y réussit fort bien. Pour lui, la violence sert à distraire et le sang n’a jamais une couleur très vraie. Du spectacle donc, souvent saisissant, mais qui ne vise pas à l’authenticité.

Tout au contraire, un réalisateur comme Stanley Kubrick (« 2001 Odyssée de l’espace », « Orange Mécanique ») veut montrer la violence pour la violence. Il la veut réaliste et brutale voire insupportable. Pour lui, un personnage frappé d’une balle est frappé d’une vraie balle, un coup de poing est un véritable direct du droit et le sang n’a rien de commun avec l’hémoglobine. C’est pourquoi certains psychiatres considèrent qu’un film comme « Orange Mécanique » devrait être vu par un public aussi vaste que possible. Lire la suite

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